Discours Luc Panissod
Chers
frères et sœurs Scouts,Introduction
C’est un plaisir, un privilège et un moment émouvant pour moi d’être aujourd’hui avec vous, les responsables du Scoutisme dans la Région Européenne du Scoutisme réuni ici à Budapest pour le 4ème Symposium Européen Scout. Un plaisir parce que être ici m’offre la possibilité de rencontrer de nouveau beaucoup d’amis et d’amies Scouts, dont certains de très longue date. Un privilège car c’est la première fois que je m’adresse à une audience du Scoutisme Européen, non seulement dans ma carrière de Scout professionnel mais aussi dans mon « encore nouveau » rôle de Secrétaire Général de l’Organisation Mondiale du Mouvement Scout, nommé par le Comité Mondiale du Scoutisme il y a à peu moins d’une année.
Un moment émouvant parce que Budapest est la ville natale du Dr Laszlo Nagy, l’un de nos anciens Secrétaire Général, décédé la veille de Noël 2009. Dr Nagy m’avait engagé comme professionnel dans le Scoutisme il y a de nombreuses années et il fut l’un de mes mentors.
Permettez-moi, tout d’abord, de remercier le Comité Régional et son président, M. Craig Turpie, pour leur invitation ainsi que l’Association du Scoutisme Hongrois et son comité d’accueil et le Bureau Régional du Scoutisme et son Directeur, M. David McKee, pour l’excellente préparation de ce Symposium dans ce lieu magnifique, ainsi que pour votre accueil chaleureux. L’hospitalité hongroise n’est pas une légende !
J’aimerais profiter de l’occasion d’être parmi vous aujourd’hui pour partager avec vous les objectifs que j’ai développé après avoir reçu la responsabilité de diriger le Bureau Mondial du Scoutisme, pour vous présenter ce que nous avons réalisé jusqu’à maintenant pour répondre à ces objectifs, et pour élaborer un peu plus sur le rôle que la Région Européenne peut jouer sur la scène du Scoutisme Mondial.
Vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’ ayant espéré être dans la position que j’occupe aujourd’hui et afin « d’être prêt » avec mes propres objectifs, j’ai passé passablement de temps à analyser l’évolution institutionnelle du Bureau Mondial du Scoutisme pendant plusieurs années, en fait, précisément depuis 1988 quand lors de la Conférence Mondiale du Scoutisme à Melbourne naquît dans sa forme embryonnaire le concept de la Stratégie pour le Scoutisme, qui depuis lors, et jusqu’à la Conférence du Corée en 2008, fut le « fil conducteur » au sein de l’Organisation Mondiale.
A ce stade, j’ai le plaisir de vous informer qu’aujourd’hui l’Organisation Mondiale compte plus de 30 millions de membres – 31,7 exactement – un signe de sa santé sachant que cette chiffre était resté à 28 millions pendant des années !
Je suis convaincu que pendant tous ces années le Bureau Mondial du Scoutisme a démontré une capacité assez élevée à penser stratégiquement, à générer un « goodwill » global, à contribuer à la conception et mise en œuvre de politiques et de méthodologies, à produire du matériel et des outils pratiques, ainsi qu’à développer la compétence à tous les niveaux.
En même temps, et avec tout le respect dû à mes prédécesseurs, je dois aussi admettre le fait que le Bureau a « dérivé » dans certains dysfonctionnements, tels qu’une approche linéaire d’en haut en bas, le manque d’écoute des OSN/ASN, trop de réponses globales à des problèmes spécifiques, etc. Cela a inévitablement apporté une certaine confusion et des dysfonctionnements dans les systèmes et a contribué à la perte de la force dans des décisions multiples.
A cela doivent s’ajouter des dysfonctionnement externes inhérents aux organisations de notre taille, tels que l’inertie, la complexité, la lenteur de la distribution et de la pénétration de l’information, l’inadéquation des réponses dans le temps, et des structures non appropriées.
En parallèle, l’environnement a évolué avec le rejet de la centralisation, le développement des compétences à l’intérieur des OSN/ASN elles-mêmes, l’arrivée des technologies nouvelles qui mettent immédiatement à disposition une grande variété de sources d’information. En outre, il faut aussi prendre en considération l’évolution de la mentalité des consommateurs qui, maintenant, demandent des réponses immédiates à leurs demandes.
Il est clair aujourd’hui que les clients sont le moteur du changement d’une organisation. Et qui sont les clients de l’OMMS ? Ce sont nos OSN/ASN et leur clientèle », c.a.d. nos jeunes et nos responsables qui demandent des réponses rapides, plus de flexibilité, une meilleure communication, moins de bureaucratie, plus d’adaptation aux « clients » et quelqu’un qui connaisse leurs besoins changeants et qui s’en occupe. A la lumière de cette réflexion je suis convaincu que l’OMMS doit se transformer en conséquence et créer les conditions qui permettent d’améliorer le soutien aux OSN/ASN avec un seul objectif: être capable de répondre aux demandes des OSN/ASN au niveau le plus proche avec la meilleure expertise disponible.
C’est pourquoi je suis convaincu que nous devons redéfinir les niveaux de compétence à l’intérieur de l’OMMS. Le niveau Mondial doit identifier les besoins des Régions et des OSN/ASN et transférer le soutien demandé vers les OSN/ASN avec une compétence de coordination, de centre de réflexion, de carrefour du savoir-faire. Le niveau régional doit développer une compétence de consultant et de soutien. Et le niveau national doit assumer sa responsabilité dans la mise en œuvre et la concrétisation.
C’est sur cette base, et en prenant en compte les trois moteurs de changement du Comité Mondial du Scoutisme – les Régions, les jeunes et la communication – que j’ai développé – et partagé avec le Comité Mondial du Scoutisme – mes propres objectifs pour le Bureau Mondial du Scoutisme, qui ne seront pas une surprise pour ceux parmi vous qui étaient présents en Corée et qui avaient écouté mon discours, car ils s’inscrivent dans la continuité de ce que j’avait dit alors.
1. Quels sont ces objectifs ?
En bref, mes objectifs jusqu’à la Conférence en Brésil, et certainement au-delà, se situent autour :
- du développement d’une mentalité au sein du personnel du Bureau Mondial du Scoutisme centrée sur le « client » pour mieux servir nos OSN/ASN au travers d’un renforcement et d’une meilleure collaboration avec nos structures bénévoles et professionnelles, y compris la coopération interrégionale,
- du soutien à apporter à nos OSN/ASN pour qu’elles puissent identifier leurs besoins et mobiliser le savoir-faire humain, l’expertise et la compétence adéquates ainsi que le matériel et le financement nécessaires à l’intérieur et à l’extérieur de l’OMMS leur permettant de répondre à ces besoins,
- de l’encouragement, de la facilitation et de la motivation à une croissance qualitative et quantitative dans nos OSN/ASN pour répondre à notre mandat constitutionnel qui est de promouvoir le Mouvement Scout à travers le monde,
- d’une meilleure communication de nos succès à l’intérieur et à l’extérieur du Mouvement pour améliorer la visibilité et la crédibilité du Scoutisme comme approprié pour répondre aux problèmes auxquels sont confrontés les jeunes dans le monde aujourd’hui et comme un partenaire fiable pour attirer plus de soutien,
- du renforcement des relations avec la Fondation Mondiale du Scoutisme et la recherche de synergies.
Ces objectifs sont mon fil rouge en relation avec le plan triennal 2008-2011 qui a été développé par le Bureau Central en coopération avec tous les Bureaux Régionaux et qui a été adopté pas le Comité Mondial du Scoutisme en novembre 2008 et envoyé aux OSN en janvier 2009.
2. Qu’avons-nous avons fait jusqu’à maintenant pour répondre à ces objectifs?
Répondre à ces objectifs est une tâche permanente dans le travail quotidien dans tous les Bureaux du Bureau Mondial du Scoutisme, chacun opérant dans leur environnement spécifique.
Avec plus de temps, je vous aurais démontré, par toute une série d’exemples, comment nous essayons de répondre à chaque objectif. Nous aurons peut-être la possibilité de le faire dans le cadre des séances de travail et je vous invite à venir me poser des questions à n’importe quel moment pendant ce Symposium.
Néanmoins,
je ne peux pas résister à mentionner trois de ces
exemples – ou
peut-être quatre si j’en ai le temps –
parce que je suis
convaincu qu’ils illustrent parfaitement que nous
avançons dans la
direction attendue.
Concernant l’amélioration de la collaboration avec les structures régionales bénévoles :
2.2.1 Recrutement des nouveaux Directeurs Régionaux pour les Bureaux Régionaux d’Afrique, d’Eurasie et d’ Interamérique du Bureau Mondiale du Scoutisme.
A l’occasion du recrutement de trois Directeurs Régionaux pour les Bureaux Régionaux d’Afrique, d’Eurasie et d’Interamérique du Bureau Mondial du Scoutisme j’ai développé une procédure qui permet d’associer intégralement les Comités Régionaux concernés tout au long du processus par :
- l’accord du Président de chaque Comité concerné sur la description de poste et l’appel à candidatures avant le lancement,
- l’accord du Président du Comité concerné sur la liste des candidatures retenues pour interview,
- l’association du Président du Comité concerné ainsi que d’un membre du Comité Mondial du Scoutisme au panel des interviews des candidats retenus.
Notre
collaboration pendant cette nouvelle approche d’un processus
ouvert
et transparent a été exemplaire du
début jusqu’à la fin.
Concernant le renforcement des structures Régionales :
2.3.4 Plus des ressources financières et humaines pour les Régions
En ce qui concerne le soutien financier apporté aux Régions, un effort sans précédent a été consenti pour le budget 2009-2010 élaboré et adopté par le Comité Mondial du Scoutisme sur la base des principes suivants:
- transférer des ressources humaines et financières vers les Régions ;
- renforcer et rationaliser la structure professionnelle du Siège Central à Genève
- réduire les frais de personnel ainsi que le budget global du Bureau Central de Genève.
Le transfert de ressources financières vers les Régions a été réalisé en augmentant de 16% (en dollar US) les allocations Régionales (payées par le budget du Bureau Central) de tous les Bureaux Régionaux, à l’exception du Bureau Européen, c. a. d. pour 5 de 6 Bureaux Régionaux. Sur deux exercices budgétaires les allocations régionales auront été augmentées de 32% (en dollar US). Ces deux augmentations annuelles consécutives sont les plus élevées que j’aurai vues dans ma longue carrière au Bureau Mondial du Scoutisme.
Grâce aux diverses mesures prises pour transférer des ressources humaines vers les Régions, pour renforcer et rationaliser la structure du personnel au Bureau Central à Genève, le budget 2009-2010 du Bureau Central a été réduit à hauteur de CHF 202'000 ou 4,1 % par rapport à l’exercice précédent.
Je
dois reconnaître ici que l’Europe est
l’exception en ce qui
concerne le transfert des ressources financières
supplémentaires.
En fait, l’autofinancement de la Région
Européenne du Scoutisme
contribue à permettre que le Bureau
Central puisse favoriser les autres Régions avec des
ressources
supplémentaires.
Concernant le soutien des OSN/ASN les permettant d’identifier leurs besoins :
2.4.1 L’identification des besoins par les OSN/ASN
Le soutien apporté aux OSN/ASN dans la mobilisation des ressources qui leurs permettent de répondre à leurs besoins pré-suppose que ce que nous définissons comme étant les besoins des OSN/ASN a été bel et bien systématiquement identifié dans chaque OSN/ASN.
Ceci ne peut qu’être réalisé :
- en impliquant les OSN/ASN dans un processus d’auto-évaluation ;
- à travers une consultation vaste, systématique, méthodique et rigoureuse au niveau de chaque Région avec l’objectif de réunir les forces et de surmonter les faiblesses ensemble.
Dans ce contexte j’ai le plaisir de vous annoncer que grâce à une subvention reçue de la Fondation Mondiale du Scoutisme, nous avons largement et très activement soutenu le Comité Régional Afrique dans la mise en œuvre d’un tel processus en organisant le 2ème Sommet Africain du Scoutisme en mi-avril 2009, qui a été spécifiquement dédié à l’évaluation des besoins et la recherche des meilleures réponses, y compris au travers de partenariats à grand échelle.
L’aspect intéressant relève de la nouvelle méthodologie utilisée, à savoir l’outil «check-list OSN adaptée » qui aide les OSN/ASN à auto-évaluer leur situation, leurs forces et faiblesses ainsi que leurs besoins, une vraie méthode de bas en haut. Pour la première fois nous avons une cartographie précise des besoins des OSN/ASN au niveau d’une Région entière, ainsi qu’au niveau de chaque OSN individuellement, ce qui est essentiel pour pouvoir développer un soutien sur mesure pour chaque OSN en réponse à ses besoins.
Un processus similaire d’évaluation des besoins est en cours en ce moment dans la Région Asie-Pacifique. Il est également prévu dans la Région Arabe et nous pourrons peut-être bientôt trouver le financement pour un tel exercice dans la Région Eurasie. La Région Interamérique procède à une évaluation à sa manière avec la méthode intitulée «Chemin vers l’excellence».
Je dois également reconnaître ici le travail d’évaluation des besoins déjà effectué et qui continue à être effectué dans la Région Europe du Scoutisme. Par exemple, pour préparer ce Symposium vous avez tous reçu un document de discussion intitulé « Préparation pour le futur » qui aide vos associations à analyser leurs propres besoins.
J’espère
que d’ici à la Conférence du
Brésil en 2011, nous disposerons
d’une cartographie mondiale des besoins au moment de la
Conférence
Mondiale du Scoutisme en Brésil (en janvier 2011), qui sera
fort
utile pour le développement d’un soutien sur
mesure.
Concernant l’amélioration de la communication de nos succès vers l’intérieur et à l’extérieur du Mouvement pour renforcer la visibilité et la crédibilité du Scoutisme comme étant pertinent pour les problèmes face auxquels se trouvent confrontés les jeunes dans le monde aujourd’hui et faire du Scoutisme un partenaire fiable pour attirer plus de soutien :
2.5.1 Stratégies et politiques de communication
Dans
ce domaine, une large
panoplie de matériel pour le soutien et la formation a
été mis à
disposition des OSN/ASN avec l’objectif de les aider
à développer
leurs propres stratégies et politiques de communication. Du
soutien
spécifique et sur mesure a été
apporté à certaines OSN/ASN qui
ont fait appel à l’expertise de l’OMMS
dans ce domaine. Pendant
la période 2009-2010, six « Forums de la
Communication » auront
lieu, et le forum de la Région Europe aura lieu pendant
l’«
Académie ». Dans le même sens, un
séminaire international sur le
thème de la « Propriété
intellectuelle et la gestion de la marque
» a eu lieu avec succès dans la Région
Asie-Pacifique il y
quelques mois.
2.5.2 Gestion de la marque
Aujourd’hui,
quelques 25
OSN/ASN, y compris certaines OSN/ASN de la Région Europe ont
souscrit au paquet qui leur permet l’utilisation
complète de la
marque OMMS. Au total, nous comptons environ 50 OSN/ASN qui utilisent
la marque partiellement ou entièrement sans avoir
signé l’Accord.
2.5.3 Rubrique « bibliothèque » sur www.scout.org
J’aimerais
mentionner ici la nouvelle rubrique«
bibliothèque» de notre site
web www.scout.org,
un des résultats de nos efforts
d’amélioration de la
communication développé avec le soutien de la
Région Europe, mais
également un service pour les OSN/ASN, qui permet au Bureau
Mondial
du Scoutisme de rendre accessibles toutes ses publications et
documents directement du site web. La librairie possède un
moteur de
recherche et est très facile d’utilisation. Le
nombre de documents
disponibles reste limité pour le moment mais
croîtra avec le temps
avec le temps car nous avons prévu d’y inclure
également des
publications venant des Régions et des OSN/ASN.
2.5.4 Sites des réseaux sociaux
Pour
être à jour avec les nouvelles technologies et
comme les réseaux
et communautés
sociaux ne cessent de s’accroître, l’OMMS
reconnaît aussi les
possibilités qu’offrent les sites des
réseaux sociaux. C’est
pourquoi l’OMMS, par le site www.scout.org, offre maintenant
la
possibilité de se connecter aux six réseaux
sociaux principaux.
3. Comment la Région Européenne peut-elle contribuer à cette perspective globale ?
Sans flatterie excessive, je pense que la Région Europe a développé plusieurs pratiques excellentes que j’aimerais bien voire reprises dans autres Régions, idéalement avec le soutien de cette Région. Parmi ces pratiques je retiendrais notamment:
- le concept du « Soutien sur mesure » proposé aux OSN/ASN qui est parfaitement en ligne avec mon objectif de développer une mentalité centrée sur « le client » et celui de l’assistance aux OSN/ASN dans l’évaluation des leurs besoins ;
- le « Réseau Européen de Croissance », également en ligne avec mon objectif et celui du Comité Mondial du Scoutisme d’encourager, faciliter et motiver une croissance qualitative et quantitative dans nos OSN/ASN ;
- l’ « Académie » qui apporte certainement plus d’efficacité et une approche nouvelle à en matière de formation et d’échange du savoir ;
- et, finalement, la flexibilité, la diversité et la variété des thèmes des vos nombreux ateliers et séminaires.
Je dois reconnaître ici les efforts faits par Europe pour collaborer avec les Régions Afrique, Arabe et Eurasie.
Mais je crois également que les OSN/ASN Européennes peuvent contribuer à cette perspective globale :
- en continuant à avoir une vue critique constructive sur ce que se passe au niveau Mondial et Régional,
- en continuant à partager et à coopérer avec ‘autres OSN/ASN et à disséminer le savoir à travers l’Europe et au delà,
- en participant activement aux débats sur les besoins, les priorités et les stratégies à ce Symposium car ce sera également une bonne préparation pour les OSN/ASN qui participeront à la Conférence Mondiale du Scoutisme au Brésil en 2011.
Je crois qu’il est aussi mon devoir de rappeler aux OSN/ASN Européennes qu’elles font partie intégrante de l’Organisation Mondiale du Mouvement Scout et que l’Europe n’est pas une île ... elle n’est peut et ne doit pas vivre en isolation. Au contraire, les OSN/ASN Européennes doivent comprendre et respecter les besoins de l’ensemble du Mouvement.
Conclusion
En conclusion permettez-moi de vous informer que – conformément à la résolution 10/08 de la Conférence Mondiale du Scoutisme – vous recevrez bientôt un rapport sur nos progrès ainsi que le rapport de l’évaluation de mi-terme relatif à la mise en œuvre du Plan Triennal qui a été circulé antérieurement.
Je suis convaincu que si nous voulons réussir, nous devons inventer des nouveaux modes de travail: penser « hors de la boîte », apprendre du passé en gardant le meilleur et améliorer les faiblesses. Ceci est de la responsabilité de chacun et chacune à tous les niveaux de notre organisation, y compris les OSN/ASN elles-mêmes.
J’ai l’ambition de voir chaque acteur du Scoutisme et à chaque niveau - OSN/ASN, comités, bénévoles, professionnels, individus ou groupes – devenir donneur et receveur, contributeur et bénéficiaire: donneur et contributeur de son expertise et savoir-faire, receveur et bénéficiaire du savoir-faire des autres. Le mécanisme d’un tel système reste à élaborer mais le concept existe. Pas de lourde hiérarchie mondiale, mais plutôt une vaste toile d’araignée où chacun et chacune à tous les niveaux a sa responsabilité dans le processus et développement de l’Organisation et du Mouvement.
Alors
que nous devons faire face ces difficultés et à
des problèmes
importants, soyons fiers que dans 160 pays à travers le
monde des
millions de jeunes continuent à vivre
l’expérience du Scoutisme
avec enthousiasme et joie et développent grâce
à ces expériences
des valeurs qui vont leur servir pendant toute leur vie.
Je vous remercie de votre attention.
Luc Panissod
Budapest, Hongrie
Mars 2010



